12 mars 2006
Au début du sténopé (suite) 5
Mardi 23 Novembre
16h20 12 minutes
Beau temps
Rue de la République Lyon 1er
Près de 500 personnes sont passés devant mon sténopé et dedans.
La rue semble me sourire...un sourire sarcastique.Elle semble austère,c'est sans doute pour cela que les fantômes ne restent pas et fuient toujours.
Sur les bancs d'en face pourtant certains veulent apparemment marquer cet espace temps.Ils sont présent eux,sans vraiment trop l'être finalement,ils ne pourront jamais être comme les bâtiments,ils sont animés et en ressentent le besoin constemment.
Ils sont encore loin.Tous ces personnages semblent m'échapper.C'est une solitude retranscrite dans la prise de vue.Toutes ces centaines de gens semblent inaccessible même si les lignes convergent vers un centre d'interêt humain.
Les bâtiments semblent eux plus humains,maléables,souples,chaleureux,même si ce sont des morts qui circulent dedans.
Une ouverture avec un bout de ciel semble me faire respirer dans cette atmosphère étouffante tout de même....
Au début du sténopé (suite) 4
Samedi 20 Novembre 16h00
Mairie du 1er,Lyon
Il commence à faire nuit
15 minutes
Et oui j'ai cru que le temps de pose serait juste assez par référence à Jeudi,mais c'était trop long,je suis surexposé.Regarde,touche,sens et écoute...L'instrument de mesure c'est ton corps -difficile quand on a toujours été habitué à tout avoir electroniquement (là je parle de la mesure de la lumière)- dans ce cas tous les sens sont en éveil et l'experience aussi m'apprendra pour un même stenopé à connaitre en fonction des saisons,des journées,du temps, la mesure de la lumière (enfin je l'espère)


















