22 avril 2006
Carnet de route Nice-Katmandou (5)


26/12/02
20h00
Entre Istanbul et Ankara
Ça y est,on décolle d'Istanbul,notre avancée vers l'est reprend.
Le 24/12 réveil tôt à 7h00 pour avoir le visa pakistanais,nous arrivons en avance à Sisli.Cay bien évidemment.Nous avons quittés cet hôtel de travesti ou de transsexuel,je ne sais plus trop,avec nos gros sacs,nous espérons avoir nos visas le jour même,manque de pot,le consul très froid nous dit que le visa de Lolo prendrait 3 jours et que le mien en prendrait 7.La discussion semble impossible.Lolo essaie de convaincre le consul pour raccourcir ce délai,mais il se heurte à un mur.Il faut du temps pour reflechir.Finalement je repars à l'attaque avec une stratégie qui finira par marcher."Il faut que l'on quitte Istanbul le plus vite possible,car trop cher et trop busy",je suis honnête,et je lui parle avec mon coeur et tout le respect que je lui dois.Dans 2 jours on aura nos visas.
Nous partons du consulat,je rentre dans une agence et leur demande un endroit peaceful pas trop loin d'Istanbul.Il m'indique Kylios.Rencontre d'énergies dans le bus.Une fille me dit que c'est 500 TL pour ce bus ci en bon anglais.Elle est à ma gauche,Lolo assis en face d'elle,et à ma droite un turc me parle en français.Son prénom veut dire "soit heureux" en undefined a vécu en France jusqu'à l'âge de 12 ans.Il m'apprend l'alphabet,il est touchant avec un regard bien profond.Les discussions se font en anglais,turc et français: un turc et un mauricien parlent en français,ce même mauricien parle anglais avec la turque,le français parle anglais avec cette dernière qui elle même parle turc avec mon voisin.Genial je ne vois pas défiler la route.
Arrivée à Kylios,c'est charmant.Mer noire dechainée,neige,nous trouvons une colline,plantons la tente.Il pleuvra toute la nuit,et fera un grand froid.
27/12/02
18h00
Gare d'Ankara
Le 25/12/02,réveil humide sous la tente,un froid glacial nous saisi ,nous nous habillons vite,laissons le affaires dans la tente sur la colline,et direction le village Kylios pour un çay chaud.Nous trouvons le seul café ouvert,simple,la télé allumée,et un poêle brûlant au milieu de la pièce qui va nous servir à nous réchauffer et à sécher nos affaires.Premiers regards intrigues des locaux qui après quelques minutes d'observation s'occupent de nous comme des meres.Un d'eux pose un journal sous mes pieds nus,rapproche nos affaires du poêle,çay,çay,çay.On revit,le froid existe pour que l'on puisse apprécier ces moments de reconfort.Pas beaucoup d'échanges de paroles,mais des regards et des sourires.Genial On se ballade un peu et on va manger un kebab dans un petit restaurant accueillant.J'en profite pour apprendre quelques mots,on nous offre le çay.Je n'aurais pas voulu pour tout l'or du monde me retrouver dans cet endroit l'été,il parait que c'est full turist. Intime,tout parait marcher au ralenti.Retour à la tente,on décide de changer le campement.La cote est superbe,falaises ou viennent s'écraser les vagues,et quelques plages fait froid,on se fait une soupe entre les rochers au bord de la mer,puis voyant que le pécheur a laisse sa cabane ouverte,nous décidons de nous y installer pour la nuit.Il y a même une cheminée dans laquelle on se fera un feu,berce par le bruit des vagues,moment reposant et calme.
Le 26/12,réveil tôt le matin,nous quittons ce paradis pour rejoindre l'enfer istanbulien afin de récupérer les visas pakistanais.Mon appareil ne marche plus,la journée va être serrée,speed,c'est pas grave,on a pris l'habitude.
Arrive à Taksim,je cours chez le photographe que j'avais rencontre,il a le même appareil que moi,il essaie de m'aider,mais ça ne fait pas parti de ses compétences m'envoie chez un de ses amis du cote Asie.Courant dans les rue avec mon gros sac (il s'agit d'aller vite,il est déjà 11h15 et je ne veux pas payer un taxi ou un bus).J'arrive à midi dans el pasji des photographes.Il y a du matos photo sur 3 niveaux et des dizaines de shop.J'ai oublié de dire que j'ai rencontre un jeune qui m'a emené jusqu'au magasin.Merde il est 12h00 et le réparateur est parti manger.Je vais manger aussi,stress,j'ai rendez vous au consulat pakistanais à 15h00 et c'est à l'autre bout d'Istanbul dans le nord.Je trouve un kebab à 750000 TL dans un fast food turc qui envoie du gros.Hallucinant.
J'en sors et je tombe sur une manifestation d'irakiens contre Bush,encadres par une horde de policiers.Si seulement mon appareil photo marchait.J'arrive chez le réparateur d'appareils photos et laisse mon appareil à un de ses collègues qui m'annonce un bon prix négocie.35 M TL maxi.Ok.Je cours au bus et arrive dans le café où Lolo m'attendait.A l'heure,je suis à l'heure. au consulat.Les visas sont prets.Etrange,le consul parait beaucoup plus sympathique que la première fois.Mon visa me coûte 20 M TL et celui de Lolo 30 M TL.Sortit du consulat,je cours chez le réparateur d'appareils photo pour recuperer mon vieux Ae1,j'ai peur qu'il ne soit déjà ferme quand j'arrive,ce qui nous ferait rester une nuit désagréable de plus.Ok,j'arrive à temps,récupere mon appareil photo et prend un bateau direction la gare où Lolo m'attend.
Quel timing,mission reussie.On va manger un sandwich au poisson frit magnifiquement bon et pas cher 1M TL.Accueil chaleureux,on s'occupe de nous comme d'enfants.Je prend un patisserie et direction la gare.Cette fois ci c'est un train avec des cabines à 6 places.Il fait froid.On a trois compagnons turcs.Arrivée ce matin à Ankara avec une temperature à -2 degres,je me gèle tellement que j'ai presque envie de ne plus continuer.
Cay,on fait sécher le chaussettes,on se couvre mieux,et nous voila parti,pour la visite.On se dirige vers la vielle ville d'Ankara sous la neige.C'est feerique,les villageois sont souriants et accueillants,c'est beau ce village autour de cette forteresse.


Kebab,puis soupe et pizza (pide) dans un endroit ou cuisine et art sont indissociables.Le soleil,la fumée degagée par les poeles,la vapeur que l'on recrache à cause du froid,créent une atmosphère feerique.Retour dans la gare,il fait gris,je suis fatigué,on attend le train
08 avril 2006
Carnet de route Nice-Katmandou (4)

22/12/02
Istanbul 17h00
Arrivée hier soir à Istanbul encore une fois de nuit, tant mieux. Il faut parvenir à un quartier que deux charmantes turques nous ont indiqué, où l’on est censé trouver des hôtels pas chers. Notre voyage ne se fait pas avec des guides touristiques, mais par des relations que l’on réussira à se faire, c’est plus difficile, mais plus excitant. Donc arrivés à la gare, un peu perdus, nous cherchons un tourist office inexistant, les policiers que nous rencontrons sont incapables de nous renseigner, mais nous demandons à un couple fort sympathique qui parlant à peine anglais checkent pour nous la façon de se rendre à Taksim.Pour eux, ça a l’air aussi compliqué, ils nous accompagnent à l’arrêt de bus, l’homme nous offre une cigarette et nous les quittons, direction Taksim.
Istanbul est immense, l’arrivée m’a fait penser à mon arrivée à Delhi, bus polluants, marchands ambulants, odeurs, sons, cris, et tout cela m’enivre. Arrivée à Taksim, où dormir ? Cherchant avant tout à manger, nous cherchons un bouiboui en dehors de cette zone où burger king, mc do, pubs et boites de nuit se chauvauchent. Nous en trouvons un où nous mangeons un kebab fabuleux pour 2 millions de livres turques. Nous y rencontrons un turc coiffeur qui nous amènera à son hôtel, 20 millions de TL pour la nuit, pas si mal.
Après s’être installés, douchés (on en avait rudement besoin), nous décidons de sortir pour boire une biere. Nous nous trouvons dans une foule qui profite du samedi soir et des vacances. Premier essai : 10 MTL pour entrer dans un pub, c’est trop cher. Deuxième essai, un videur nous dit que nous ne pouvons pas rentrer parce que nous ne sommes pas accompagnés. Troisième : trop plein. C’est vraiment pas pour nous, il y a des tas de gens bourrés dans la rue vomissant dans la rue tout en étant bien sappés, c’est l’horreur totale, c’est pas roots, c’est tout ce que l’on deteste, mais on aura essayé. Nous décidons donc d’acheter 3 bières à un épicier qui me demandait si j’étais arabe, un poulet, et de rentrer à l’hôtel.
Donc retour à l’hôtel devant le top 50 turc à la télé. Quel luxe de dormir dans un lit, et d’avoir le chauffage. Réveil à 12h00 le lendemain, nous avons bien récupéré notre manque de sommeil. Nous partons en quête d’un hôtel moins cher que nous trouverons pour moitié moins (10 MTL).Retour à l’hotel, on se fait du riz, le reste du poulet d’hier, tomate, un festin quoi.

23/12/02
Istanbul 21h34
Je suis fatigué, Lolo est parti envoyer un email et je me retrouve seul dans cette petite chambre près de la grande route. Journée fatiguante, réveil à 8h00,on fait nos sacs et on va les poser à l’hôtel que nous avions trouvé hier. Puis direction l’ambassade d’Iran pour faire notre visa, sans oublier de se boire un çay qui nous fera sortir de notre torpeur matinale.
L’on check vite des infos bus. A partir de ce moment où on rentre dans le consulat (10h30) tout doit aller très vite, ça ferme à 11h30 et après avoir rempli les formulaires je cours comme comme un dératé pour chercher un endroit je vais faire les photocopies des passeports de Lolo et moi et des photos d’identités. J’arrive juste un peu avant 11h30,et nos dossiers sont complets.
On va manger un kebab puis on déambule dans le vieux bazar d’Istanbul.Il y a de tout, mais je ne veux rien acheter, juste regarder. Il y a énormément de monde et c’est un endroit très touristique -beurk ! -
15h00 Retour au consulat où ils nous disent qu’ils ont un problème informatique et que l’on pourra récupérer nos visas qu ‘à 16h30.Lolo et moi partons chacun de notre côté. Moi je découvre que les banques changent les travellers qu’en monnaie locale, ce n’est pas intéressant car je perdrais trop d’argent.
16h30 deuxième retour au consulat iranien, la porte est fermée. Nous rencontrons un japonais qui va lui aussi en Inde.On fait le tour du consulat et un homme (qui était le vigile certainement) nous dit que l’on pourra récupérer nos passeports que demain. No WAY, nous avons besoin de nos passeports que nous récupèrerons finalement avec le visa à 17h30 après avoir sérieusement levé le ton. Ouf ! Je suis ereinté, je n’ai plus un sou en poche, que cet argent factice de travellers.Retour à l’hôtel, pates, saucisse, fromage-Bonne nuit-
04 avril 2006
Carnet de route Nice-Katmandou (3)

20/12/02
Entre Izmir et Eskisehir
Après avoir pris le bateau local turc à Chios dont la traversée sur une mer démontée dura une heure,nous arrivâmes Lolo et moi en Turquie à Cezne.Comme d’habitude,les douaniers regardent mon passeport mauricien avec suspicion (quelle est donc cette contrée ?),et nous laissent entrer sur le territoire turc.
Premiers contacts.On a de la chance,un change est encore ouvert,je change 100 dollars,et je me retrouve avec une centaine de millions Turki liras.Nous prenons un ticket de bus pour Izmir,là où l’on devrait trouver selon nos sources un consulat iranien pour faire notre visa.
Nous arrivons tard le soir dans la banlieue d’Izmir.On décide de chercher la gare pour pouvoir y dormir,mais selon les gens que l’on rencontre,elle se situe à 1h30 de marche.Bon il faut donc trouver un endroit tranquille .Après avoir marché quelques heures dans la nuit,nous nous retrouvons dans un parc rempli d’orangers qui va nous servir de logement ,nous sommes dans une banlieue non accueillante,un peu austère.Après un casse-croute et un thé chaud au citron grec cueilli sur l’arbre,nous nous endormons à la belle étoile dans nos sac de couchage,il fait très froid.Réveil le matin à 6 heures,c’est incroyablement beau ces chant qui résonnent de tous les côtés.Il faut trouver le consulat iranien.Après avoir pris un bus de ville,nous arrivons dans les quartiers où sont les ambassades,mais il n’y a pas à notre surprise de consulat iranien,normal,l’information ne provenait pas d’une source sure.Les policiers sont très serviables,souriants et nous suggèrent de monter à Istanbul.On trouve la gare et achetons les billets pour une station intermediare.Ok nous avons la journée devant nous,le train part en fin d’apres-midi.Nous laissons nos gros sacs à une consigne,et légers comme l’air nous nous dirigeons vers la colline où il semble y avoir une vielle ville.
Quelle merveille,tout est authentique,il suffit d’un sourire et d’un « merhaba » pour s’attirer la sympathie des gens.Nous montons en haut de la colline d’où nous pouvons voir tout Izmir à 360°.C’est énorme.Il reste les vestiges d’une civilisation ancienne,de la verdure,du vent, et du froid.Rien n’est moderne ici,quel calme.Rencontre avec 3 enfants,Boznan,Arda et Korhan qui pour se réchauffer se font un feu avec des cahiers d’école.L’on apprend quelques mots,rions aux éclats,nous nous comprenons peu par le langage mais peu importe.Ils réussissent quand même à nous communiquer beaucoup de choses comme nous demander si on avait le prépuce coupé,ou si on était homo,ou encore qu’un chien qui nous tournait autour était dangereux.




Nous les quittons et redescendons, « merhaba,merhaba ».Au détour de notre errance,nous nous retrouvons à côté d’une petite décharge où une vielle dame,son fils et un autre viel homme nous offrent un çay.Quelle gentillesse.Ils sont beaux,le visage marqué par une vie difficile,mais souriants.Echanges ,contacs,ils nous demandent rien,ils insistent pour qu’on repasse.




On continue à redescendre pour se trouver au milieu d’une énorme cité marchande où l’on vend à ma grande joie des chaussettes et des collants en laine.Premiers marchandages,et ça marche,c’est un avant gout de l’Inde.Ca y est on a quitté l’Europe.
Avant la ballade dans la vielle ville,j’ai oublié de dire que l’on a bu un çay dans un bouiboui où les hommes jouent aux cartes et aux dominos (jeu qui se joue comme le rami,il y a differentes couleurs et des nombres qui vont de 1 à 12.Ils sont souriants et intrigués,mais dès qu’on les aborde,il n’y a plus aucun problème.Ils sont en admiration devant les croquis de Lolo et nous partons.
Retour après le marché (où l’on a quand même mangé un vrai kebab) à la gare,nous sommes fatigués et attendons le train dans la salle d’attente.Rien ne se passe.Nous prenons le train,train d’ailleurs tout neuf comme une premiere classe française pour seulement 8 euros pour 12 heurs de trajet.Istanbul nous voilà !!


31 mars 2006
Carnet de route Nice-Katmandou (2)

17/12/02
Près de Patras 9h00
Réveil tout en douceur au son de la flûte de Lolo.La nuit a été longue,je me suis réveillé toutes les deux heures.On a dormi en premier lieu dans les couloirs du ferry pour ensuite finir notre nuit dans son casino .Je trempe encore dans un songe mystique. Lever du soleil sur les îles grecques,l’on ne pouvait rêver mieux,petit déjeuner copieux,on arrive bientôt en Grèce.


18/12/02
Entre Athènes et Chios
Bon nous voilà embarqué sur un vrai bateau éco local où marchandises s’entassent et le hommes se déplacent.Quelle chance de partir en cette saison,no tourist.Comment est on arrivés là ?
Arrivée en fin de matinée hier à Patras.Patras l’on est pas resté longtemps,le temps de marcher,trouver un endroit où manger,acheter une tomate que je n’ai vu que chez le grand-père de Soffian,avec un gout d’exception,toute difforme avec beaucoup de chair comme si l’on mangeait un steack.Tomate achetée au marché local où les odeurs de poisson, courgette,poivron et pomme de terre se mêlaient aux cris des maraîchers.
On aurait dit l’Italie tel que je me l’imaginais,des plantes et du linge à sécher à tous les balcons et des causeries entre voisins.J’ai acheté du pain dans une boulangerie exceptionnelle,et c’était l’occasion de premiers contacts avec le grecs. « Calimera » et tout va bien,sourires et amusements.Le pain est excellent,entre la brioche et le pain français.
Après le casse croûte de merenda niçoise (que l’on avait trimballée depuis notre départ),du fromage italien avec le pain et les tomates grecques,nous partons en direction de Corinthos.Stop infructueux sur une autoroute sauvagement construite.L’on marche des heures pour arriver à Rio.On décide de suivre la côte,côte d’ailleurs defigurée par des villas construites à 10 centimètres de la mer.C’est le Beverly Hills grec.Finalement après avoir marché dans cette merde grecquoise,nous nous posons posons pour la nuit dans un petit port :Tchaï,riz à la feta,tomates et merenda,bonne nuit.Réveil à minuit,frissons légers,petite clope et dodo.
7 heures du matin,le soleil n’est toujours pas là,il ne viendra d’ailleurs que très tard.Douche froide,tchaï et c’est reparti.Cette fois on décide de suivre le chemin de fer au milieu des oliviers remplis.Rencontre d’un paysan qui nous explique en grec que la station se situe à 21 km.L’on remonte sur la route,et on saute dans un bus pour Egio.Petit dej à la station,petit pain peperoni saucisses,direction Corinthos.Arrivés à Corinthos un café à 2 euros nous décide à quitter la Grèce.On la visitera plus tard,direction Athènes.Athènes construction du modernisme sauvage.On prendra un bus de ville pour rejoindre le bateau qui va nous amener à l’ile de Chios à 20 minutes de bateau de la Turquie d’après ce qu’on nous a dit.Bananes 1euro le kilo.Embarqués su ce ferry, petit pastis (merci Stef),partie d’echec au delà de l’olympe,bout de merenda.Sieste ou dodo ?Je suis stone et heureux.

19/12/02
12h00






Arrive à Chios.Ville tranquille,un squat photo et prise de sons dans un bouiboui où résonnent jet de dés et claquements de cartes.C’est un bar d’anciens,ça me plait.C’est le coin que j’aurais préféré en Grèce.
à suivre....
29 mars 2006
Carnet de route Nice-Katmandou (1)

Introduction
Decembre 2002,une pulsion incontrolable de repartir en Inde et au Népal me saisit.J’y suis parti 1 an avant en solo,et l’experience fut enrichissante et boulversante en même temps.Cette fois ci par contre on a décidé avec mon pote Lolo de partir ensemble,chacun ayant eu dejà une experience personnelle du voyage.De plus,je ne sais si c’est parce qu’on voulait éviter ce fameux choc culturel auquel chaque occidental est confronté en arrivant en Inde par avion,ou parce que nous voullions étancher notre soif de nouvelles découvertes,ou peut etre parce que l’on n’avait pas beaucoup d’argent,mais en tout cas le trip de rejoindre Katmandou par la route avec un minimum de frais,était décidé.Notre budget :moins de 200 euros pour les transports,la nourriture,le logement et les cigarettes.
Notre trajet,sans savoir exactement comment, nous amènerait en Italie,en Grèce,en Turquie,en Iran,au Pakistan en Inde,puis au Népal.On fait les démarches pour les visas,et les premiers problèmes surviennent ,j’ai un passeport mauricien,et pour tout mauricien qui va en Inde, le visa est gratuit mais il faut qu’il justifie de 50 dollars en travellers cheques par jour alors qu’en ayant un passeport français il suffit de payer 60 euros et c’est 6 mois de visa !!!J’ai juste assez pour acheter 30 jours de visa indien en travellers cheques (d’ailleurs je vais en revendre une grande partie avant de partir,j’en ai pas besoin d’autant),c’est dejà ça ,il faudra quand même que je bataille pour que la validité du visa soit de 6 mois et non pas de 3,je ne savais pas combien de temps on allait mettre pour arriver en Inde,le moustachu au consulat l’a bien compris au bout d’une demi-heure de discussion.Pour la Turquie les français et les mauriciens n’avaient pas besoin de visa (ça a changé pour les mauriciens depuis Juillet 2003 il faut un visa delivré par le consulat,pour la petite histoire en Septembre 2003 je suis reparti par avion en Turquie et une fois arrivé à Istanbul,des gentils policiers ont fallit me faire remonter dans le prochain avion pour la France car j’avais pas ce fameux visa).Pour l’Iran et le Pakistan,le délai d’obtention était trop long,nous les prendrons probablement en Turquie. Nous consultons un peu les forums sur internet pour en savoir plus sur notre circuit,mais ça nous prend vite la tête,on va improviser sans aucun guide,seul le contact humain va nous faire avancer.
Nos sacs ? un réchaud,une tente,des duvets,un thermos,un minimum de vêtements,un sac de riz,1 kilo de pates et 2 flasques de pastis que notre ami Stef nous a offert à notre départ. Nous sommes prêts je crois,et nous achetons notre billet de bus pour Rome.
Ce qui va suivre est une sorte de carnet de route écrit sur notre circuit.

16/12/02
Rome 6h20
Comme dans un rêve qui se poursuit,nous voilà dans le train en direction de Ancona.On ne visitera pas Rome,il faut sortir de cette foutue Europe.Le voyage commence ici.Ma chère Inde nous voilà.La progression vers l’est se fait.C’est étrange une sérenité apaisante m’enivre,je me sens bien.Est ce que je dors encore ? Pincez moi je vais en Inde par la route.

16/12/02
Entre Ancona et Patras
Nous voilà Lolo et moi embarqué sur un ferry en direction de la Grèce.Nous avons pris des places sur le pont,et pour pallier au froid ambiant,nous nous réchauffons par un chaï.Du lait,de l’eau chaude et du sucre offert par le bar posent l’ambiance sur une partie d’echec vraiment différente de celles que l’on faisait à Nice.Nous sommes dans notre élément,le nomadisme.

à suivre...

















